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  1. Le dessin de Bridoulot publié sur le site lactu.playbacpresse.fr le 14 octobre 2020 aborde la question de la proportionalité d’un droit de vote de seize ans en France.
  2. Deux jeunes se font face assis sur un sofa bleu et ils sont en train d’avoir une conversation.
  3. Les têtes dessinées d’un grandeur exagéré, ils semblent parler de voix haute vu leur bouche grande ouverte, la langue même bien visible et les grands yeux qui leur donnent un air excité.
  4. Le garçon assis à la gauche demande à la fille de savoir si elle aussi est en faveur du droit de vote à seize ans.
  5. Elle hésite et repond qu’elle doit d’abord demander à ses parents ce qu’ils en pensent.
  6. Les deux se trouvent probablement dans la salle à manger à la maison d’un entre eux, la porte ouverte indique que les parents peuvent être assez proches pour les entendre.
  7. D’abord, le dessinateur semble dire pour vrai.
  8. L’énoncé du garçon sur le droit de vote à seize ans, mais l’exagération de la physique et la reponse enfantile de la fille en montrent la bêtise.
  9. Cette ironie donne une perspective plutôt négative sur l’inclusion dans le droit de vote des personnes âgées de seize et de dix-sept ans, selon le message du dessin, que les jeunes mineurs de dix huit ans se comportent encore commes des enfants qui demandent la permission de leurs parents, le droit de vote à seize ans est une mauvaise idée : les jeunes n’ont pas le bon esprit ou un propre avis assez développé.
  10. Objet : mon opinion sur le respect des professeurs auprès des élèves.
  11.  

    Mâcon, le mercredi 29juin 2022

  12. Monsieur le Ministre,
  13. Suite à votre lettre publiée le 27 juin 2022 sur le site education.gouv.fr, je me permets de vous adresser cette lettre en réaction à vos propos en vous présentant mes expériences et mes pensées respectueuses concernant le sujet.
  14. Votre lettre s’adresse à tous les professeurs, donc aussi à moi, professeure au lycée de Mâcon depuis dix ans.
  15. J’ai bien observé vos efforts et votre succès politique dans la lutte pour les interêts des professeurs et des élèves aupres notre Président et les autres ministres.
  16. Je vous remercie alors pour votre esprit et votre engagement, Monsieur le Ministre.
  17. Cela dit, permettez-moi d’exprimer quelques mots au sujet de votre lettre.
  18. Je ne peux pas exprimer ma réaction explosante au moment où j’ai lu votre lettre.
  19. Je ne peux pas, je ne veux pas, Monsieur le Ministre, repéter les mots qui sortaient de ma bouhe ce jour-là.
  20. Pourtant, dans un moment plus calme maintenant, je souhaite partager mon avis avec vous, Monsieur le Ministre, pour que vous puissiez en profiter.
  21. D’abord, l’autorité du savoir n’est plus si importante que d’autrefois.
  22. La plus importante, c’est l’éducation des jeunes et des enfants.
  23. Nous, les professeurs, ne sommes pas à l’Académie française qui a cultivé l’autorité du savoir.
  24. Nous travaillons en direct avec les jeunes ; les jeunes qui sont le futur de notre société.
  25. Les jeunes, qui me sont très chers à moi.
  26. J’affirme la rôle irremplacable des professeurs, dans la société et dans l’instruction de nos élèves.
  27. Mais je dis non à la force que vous souhaitez utiliser pour renforcer le respect auprès des élèves.
  28. La force, elle n’a jamais aidé, Monsieur le Ministre !
  29. La reconnaissance est de grande importance.
  30. Quand même je vous demande d’utiliser d’autres moyens que la force !
  31. Utilisez la communication, Monsieur le Ministre !
  32. Visitez les écoles !
  33. Parlez aux jeunes !
  34. Parlez aux parents !
  35. Ainsi, vous pouvez gagner une meilleure impression et vous pouvez savoir qui sont les élèves dont vous avez parlé avec telle manque de respect.
  36. Cette reconnaissance de votre part est en vérité ce qui est primordiale.
  37. En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter sur cette lettre, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, mes respectueuses salutations.